vendredi 25 septembre 2009

Deuxième étape du périple en III region...

Deuxième étape du périple...
on fait des adieux larmoyants à la quiétude de Porto Fino, à ses rochers gigantesques et ses cabanes minuscules... direction le parc national de "Pan de Azucar" qui se trouve à une trentaine de bornes d'ici! En soi, pas la mer à boire me direz vous, mais si seulement on était pas 6, avec chacun sa maison sur le dos, sans aucun moyen de locomotion... si ce n'est qu'un pouce! Trèès utile ça, d'avoir un pouce, sur la Panaméricaine, à la hauteur de rien du tout, rien que du désert, encore du désert et le Pacifique.
Finalement, après un simulacre de scission du groupe en deux, pour moins avoir l'air d'ours mal lechés ne s'étant pas lavés depuis 3jours, si ce n'est dans le miroir de l'eau de mer, une petite fourgonette de, ô miracle, 6places se propose de nous emmener jusqu'à la ville la plus proche, d'où on prend une navette jusqu'au parc. Et là, émerveillement... un coup d'oeil à gauche : du désert et des montagnes arides où la seule trace de vie détectable à 10kms à la ronde réside en une colonie de cactus. Un coup d'oeil à droite: L'infini de l'océan Pacifique, ses ilots qui hébergent des pingouins, pélicans, phoques et autres gentilles bêbêtes du coin.



Pan de Azucar





"cactus-nains"






mardi 22 septembre 2009

...On the road again...

Semaine du 18septembre, fêtes nationales pour célébrer l'indépendance du Chili des colons espagnols...
Des drapeaux du Chili qui florissent un peu partout aux fenêtres, à l'avant des collectivos (taxis), dans chaque vitrine de magasins ... Et autant de piqures de rappel te suggérant que ton sac de rando est resté vide trop longtemps, et qu'il serait bon de profiter des quelques jours de vacances accordés par la fac pour l'occasion et découvrir un autre petit bout de ce pays définitivement gigantesque!
Quant au choix de la destination, elle reste un mystère... L'envie d'aller vadrouiller au nord du chili là où il fait bien chaud se fait sentir, mais le désert d'Atacama est trop prisé pour l'époque et les bus sont pleins... Tant pis, on se replie sur "le nord un peu moins au nord", es decir la troisième région peuplée d'une quantité impressionnante de parcs naturels! Après une petite conversation avec mes collocs, nous voilà parés pour partir, avec en poche un lot de bonnes adresses du cousin de l'un, de la tante ou du frangin d'un autre pour nous accueillir, car leçon n°1: ne jamais oublier que les chiliens ont de la famille un peu partout dans le pays ! Et c'est tellement plus agréable de voyager chez les gens et partager avec eux que de rester entre étrangers dans des hôtels faits pour étrangers!
Première étape: direction Porto Fino, petit village de bord de mer, peuplé de 5résidents à l'année et fait d'une colonie de petites cabanes occupées la plus grande partie de l'année par des surfers. Ah oui, et tellement perdu loin de la civilisation qu'il ne s'y trouve ni mini-magasins pour acheter le moindre paquet de pâtes, ni réseau téléphone, mais eau et electricité quand citerne et générateur ne sont pas trop fatigués... Bref un amour de bout de plage perdu le long de la panaméricaine!

jeudi 3 septembre 2009

Santiago la grande

Petit Week-end sur Santiago au retour des stations de ski pour profiter de la chance d'habiter à seulement 1h30 de la capitale pour commencer à la parcourir... Difficile, en commençant par avoir visité Valparaiso, de l'égaler mais Santiago, malgré sa pollution et ses immeubles de béton, réserve de jolies surprises...

Le tristement célèbre Palacio de la Moneda, qui fut bombardé en 1973 par l'armée aux ordres du Général Pinochet et théatre d'un coup d'Etat et suicide du président démocratiquement élu de l'époque, Salvador Allende; signant le début d'une dictature les plus longues d'Amérique Latine.



Quelques portraits et messages sur les murs de la ville...



La chascona, l'une des 3maisons du poète chilien Pablo Neruda, reconnaissables parmi mille grâce à leur architecture biscornue et leurs couleurs vives... Un grand homme ce Pablo.

Parce que dans "étudiant", il y'aurait "études"...

Confrontée à une pluie de questions de vous s'inquiétant de ne pas m'entendre beaucoup parler de cours depuis que je suis au chili, je me sens tout à coup obligée de me justifier un peu... ^^ Oui c'est vrai, ca fait deja plus d'un mois que j'ai du faire ma "rentrée" et être en cours...Mais les termes "rentrée" et "cours" prennent un tout autre sens ici. La rentrée prend un sens soudain très "subjectif", ou chacun fait à son rythme. Où les cours sont censés commencer officiellement tel jour mais officieusement, cela signifie que tu peux lar-ge-ment te prendre une semaine-10jours de vacances car personne n'y va. Mais bon, ca c'était les joies du début du semestre ou l'on pouvait encore glisser un "je né conpren pa bienn l'espagniol" pour justifier toutes ses absences!
Mais maintenant ca se complique dur, dans le sens ou aller en cours au Chili s'apparente plus à un jeu de pistes grandeur nature qu'à vivre sa petite vie étudiante tranquille...Le but du jeu étant d'être le premier à trouver la bonne salle, avec le bon cours à l'intérieur, dans l'un des nombreux batiments de ma fac disséminés partout dans la ville, et même jusqu'à celle d'a coté. Et quand bien même, soulagée, après s'être levée à l'aube, t'être privée de petit déjeuner, avoir traversé toute la ville sur des talons trop hauts pour les trottoirs pas droits de Valpo, tu crois avoir trouvé la bonne salle, avec le bon cours à l'intérieur, le jeu devient TRES cynique quand la porte du cours en question demeure définitivement close avec un panonceau indiquant" cours annulé car prof en vacances". Muchas gracias por su visita.
L'autre défi à relever, et particulièrement difficile pour les "Science Po" comme nous qui ne faisons pas partie d'une seule "spécialité" comme l'histoire par exemple mais d'un peu de tout à la fois, c'est celui de pouvoir suivre des cours qui 1) t'intéresses, 2)qui se suivent en termes d'horaires pour ne pas avoir une semaine trop éclatée mais 3) qui ne se tiennent pas à des endroits opposés de la ville car à moins d'être la reine des micros (bus) ou savoir pratiquer le dédoublement de la personne, ca devient concrètement impossible de se téléporter à l'autre bout de la ville en 10min d'inter-cours. Donc voilà où j'en suis depuis 2semaines, j'essaie des cours, réalise qu'un cours d'histoire suivi d'un de socio par exemple relève d'une mission impossible pour cause qu'il faut aller dans le bâtiment d'histoire, puis celui de socio, qui se trouvent respectivement dans 2villes différentes (l'un à Valpo et l'autre à Vina). Les joies de la fac quoi... Mais bon, pour rester sur une note positive; les profs sont dans l'ensemble très sympas et c'est super enrichissant de pouvoir assister à des cours différents de chez nous, avec un regard différent sur le monde, ce qui nous semble être la "norme", "la bonne façon d'apprendre" ou "faire cours". Les cours sont beaucoup plus interactifs, ou le prof fait souvent réagir la classe et où les élèves n'hésitent pas à interrompre le cours pour donner leur opinion ou poser une question. Maintenant je comprends pourquoi l'on dit que le système français est beaucoup plus rigide et formel...un prof...un amphi...un monologue...
Bref, on essaie de se fondre dans la masse, de se faire passer pour des étudiants chiliens et nous voilà de retour en salle de cours comme au bon vieux temps, à la seule différence que le cours se fait en espagnol, que les chiliens (prof compris) se lèvent pour répondre quand leur portable sonne, où encore se faire saluer par le prof qui te souhaite la bienvenue alors que tu n'as pas moins d'une demie-heure de retard... J'aime le Chili !